En 1891, le professeur Bernheim créé le mot psychothérapie pour désigner le travail thérapeutique par l’hypnose. Depuis 2010, le vocable psychothérapeute est devenu un titre réservé aux psychiatres. Il est maintenant possible d’utiliser le terme psychopraticien pour désigner un professionnel de la psychothérapie.

En quoi consistent les thérapies brèves ?

Le paradigme de la thérapie brève repose essentiellement sur la recherche de solutions et l’atteinte de résultats le plus rapidement possible. Ainsi, les psychopraticiens en thérapie brève se distinguent par l’utilisation de différentes méthodes qui concourent toutes à produire les effets voulus.

Essentiellement, l’hypnose ou la PNL sont les outils de prédilection mais également la thérapie systémique ou intégrative, voire la sophrologie, le DNR, l’EMDR, ou le tapping, par exemple. Il est aussi possible de combiner avec d’autres approches telles que la sexothérapie, la Gestalt, voire même les thérapies analytiques, transactionnelle, jungienne, freudienne, etc. Pour certains, les approches d’hypnose spirituelle, de magnétisme ou par la méditation sont aussi envisageables.

Devenir psychopraticien en thérapies brèves

La formation pour devenir psychopraticien est accessible à différents moments de la vie professionnelle. Aussi bien en parallèle de la formation initiale en psychologie que lors d’une reconversion ultérieurement.

Les formations aux méthodes utilisées au sein des thérapies brèves se trouvent pour la plupart dans les instituts ou centres de formation en psychothérapie. Parfois il est possible de suivre des cursus en quelques années mais bien souvent il s’agit de cycles courts qu’il faut construire par combinaison d’apprentissage des différentes méthodes à acquérir.

Une expérience dans une activité précédente dans les métiers médicaux et paramédicaux peut-être un plus sans toutefois être nécessaire. L’important étant de compléter au fur et à mesure du temps les connaissances et les savoir-faire utiles à la pratique thérapeutique.

L’activité libérale

Le psychopraticien en thérapie brève travaille principalement en cabinet, parfois en institution. Il s’installe donc en activité libérale qu’il peut partager avec d’autres thérapeutes pour pouvoir créer des synergies thérapeutiques efficaces.

La démarche spécifique de l’installation en activité libérale requiert un certain nombre de formalités. Le praticien va devoir faire face à de multiples activités en dehors du champ thérapeutique. Il devra porter de multiples casquettes, aussi bien administrative, que comptable ou commerciale.

L’adhésion à une association professionnelle

Le psychopraticien en activité libérale rencontre bien souvent au cours de son évolution un certain nombre de difficultés inhérentes à sa profession. Bien souvent isolé, il nécessite parfois de rencontrer ses pairs afin d’avoir des conseils ou une orientation sur sa pratique ou sur les à-côtés de son activité, juridique par exemple.

Le rôle de l’association professionnelle ou bien d’un syndicat est de pouvoir justement apporter ce cadre accueillant et le soutien dont a besoin le professionnel. Le psychopraticien en thérapie brève trouvera à l’AFPTB la structure qui l’accompagnera dans son activité professionnelle.